Il était une fois...

Il était une fois...
Moi c'est Luciie si tu veux vraiment savoir. Mais on s'en fou. =)

Je commence ici une fiction sans trop savoir où je me plonge mais vous me suivez hein ?
Laissez-moi des coùm's sur ce que vous en pensez...


En espérant que ça vous plaira,
BONNE LECTURE :p

Com's rendus sur tout le blog

Je vous rapelle qu'ici c'est un blog fiction et que mon blog perso c'est par lààà

# Posté le vendredi 13 juin 2008 12:48

Modifié le jeudi 14 août 2008 14:36

Chapitre 1=)

♥ Chapitre 1=)
.Jeanne était là. Les bras ballants, elle souriait. Elle n'était pas ravie mais elle aimait sourire. Simplement.

-- "Papa, il est tard, rentrons s'il te plait
-- Ma chérie, tu sais bien que cette soirée est très importante, j'ai des obligations et je me dois d'y assister."

Oui elle savait. Mais elle n'aimait pas les soirées auxquelles était convié son père. Il n'y avait que des gens riches et laids. Ils parlaient politique ou pécule, et Jeanne n'avait pas encore l'âge d'apprécier ce genre de conversations. Elle soupçonnait son père de vouloir se trouver un gendre parmis tout ces gens imbus de bonnes manières.

Son père était ministre de l'armement. C'était le plus haut poste militaire du gouvernement. Jeanne aurait du être fière. Elle avait tout ce dont pouvait rêver une jeune fille de son âge, mais elle savait que tous ces cadeaux que lui faisait son père et uniquement pour se faire pardonner de ses absences. En fait, pensa t'elle, elle n'aimait pas son père, mais elle ne lui en voulait pas.

Jeanne n'avait jamais eu de mère, et elle n'avait jamais posé de questions sur celle qui l'avait mise au monde. Elle n'était pas une enfant solitaire, elle aimait rire et s'amuser avec ses amis. Mais ils ne représentaient pas tout à ses yeux, c'aurait été beaucoup trop simple. En fait, elle n'aimait pas les choses quand elles étaient simples. C'était le seul trait de caractère qu'elle avait hérité de son père vraisemblablement. On lui faisait souvent la réflexion. La conversation entre son père et un homme qu'elle ne connaissait pas la fit sortir de ses pensées :

-- " Jeanne, voici M. Rachoge, il est chercheur en héliologie. Tu entendras parler de lui dans le futur, j'ai lu sa thèse et autant te dire qu'il est promis à un excellent avenir"
L'homme, lui pris la main et la frôla de ses lèvres.
-- " Enchantée" dit-elle avant qu'il n'ait pu dire un mot
-- "Vous êtes charmante" glissa t'il souriant.

Jeanne le jugea franchement laid. Mais elle pensa qu'elle avait déjà vu pire et que même si celui-ci semblait avoir la grosse tête, il pouvait être sympathique.

Le monde dans lequel vivait Jeanne est un peu différent du notre, à cela près qu'ils n'ont pas le même fonctionnement et les mêmes croyances. Peut-être que j'en dis un peu trop. C'est un monde où il vaut mieux rester sur ses gardes. Jeanne le savait bien. Elle avait grandi là où toutes les fillettes rêvent de grandir, surtout que dans ce monde, les enfants étant rares, ils représentaient beaucoup plus. Là, j'en dis trop.

Jeanne suivait son père comme une ombre. Elle disait bonjour, merci, pardon, au revoir. Parfois elle picorait quelques mets proposés sur le buffet. Elle portait une robe de soirée noire qui la mettait en valeur. C'était son père qui l'avait choisie. Et elle souriait. Parce qu'elle aimait sourire, simplement.

Il y eut soudain un cri dans la foule. C'était habituel, beaucoup de femmes cherchaient à se faire remarquer de n'importe quelle manière, mais là, ce fut différent. Ce fut le silence.

# Posté le samedi 14 juin 2008 08:07

Modifié le mardi 05 août 2008 07:16

Et si c'était simplement la suite ?

Et si c'était simplement la suite ?


Son père lui prit la main, tendrement d'abord, puis plus fermement. Jeanne n'avait pas peur. Un homme s'avançait dans la foule qui s'écartait sur son passage. Elle vit le visage du Grand Guide. Il était droit, fier, menton haut. Elle se concentra sur ses mains. Il portait bien la djina, ce n'était pas une légende. Le long cygne noir, en plein envol était gravé dans sa chair. Signe qui montrait qu'il avait fait l'Union. Ce fut à ce moment là qu'elle s'aperçut qu'il la fixait.

Croisant son regard, il lui sourit. Elle n'avait pas peur, elle le fixa. Longuement. Il s'approchait toujours. Ses yeux étaient d'une couleur indescriptible. Il y avait comme une brume argentée qui les voilait.

--"Mademoiselle De la Lune je dois vous parlez." sa voix était suave, Jeanne n'aurait pas pu dire s'il était ému, s'il avait peur ou s'il se montrait simplement courtois. Comme elle ne réagissait pas, il ajouta "en privé" et lui offrit son bras.

Jeanne n'avait pas ouvert la bouche, il était dans ses habitudes, bien sûr de côtoyer les personnes les plus en vue de la société, mais jamais personne ne lui avait inspiré autant de respect. Elle prit, hésitante, le bras du Grand Guide. Elle regarda son père, qui lui était à la fois surpris et plein d'émotion. Elle comprit alors qu'il savait que tout cela allait se passer, et pourquoi. Il lui sourit, pour l'encourager et la libéra.

Elle était gracieuse par nature, elle n'eut aucun mal à suivre avec une fluidité sensuelle le Grand Guide. Ils rentrèrent tout deux dans une limousine noire splendide. Jeanne savait qu'il s'agissait du dernier modèle, celui qui volait à deux cent cinquante kilomètres par heure à 5o centimètres du sol. Elle ne s'intéressait pas spécialement à l'art automobile, mais elle avait quelques connaissances. Elle se redemanda ce qu'elle faisait ici. Si le Grand Guide se cherchait une épouse ou une amante, il avait intérêt à aller chercher ailleurs, elle ne se laisserait sûrement pas faire, même par lui. Elle l'observait. Il avait quelque chose qui n'était pas humain dans son attitude. Il lui tendit un verre de champagne et commença la conversation :

-- " Vous vous posez trop de questions.
-- Pourquoi dites-vous cela ?
-- Je les entends.
-- Quelle audition précise ! Vous tenez ça de votre mère, de votre père ?
-- De l'Union."
Il y eut un silence, Jeanne aimait parler franchement. Elle ne voulait pas paraître craintive. Ainsi, elle continua.
--" Quel âge avez vous ?
-- Bientôt 856" Répondit-il d'un ton las.
-- " Et quand avez-vous fait l'Union ?
-- Il y a 3oo ans aujourd'hui."
C'est la réponse qu'elle désirait. Cela signifiait qu'il devait impérativement avoir une descendance pour permettre de préserver la lignée des Esprits et ainsi assurer de nouveaux couples "humain-esprit" que l'on appelait Tounda qui pourrait plus tard faire peut-être l'Union. Il ajouta :
-- " Je ne vous ai pas appelé pour vous demander d'être la mère porteuse. Je vous ai appelé pour constituer la nouvelle Tounda.
-- Pourquoi moi ?
-- Parce que vous êtes une jeune femme brillante autant du point de vue physique qu'intellectuel.
-- Je ne suis pas venue pour recevoir des compliments, donnez moi une vraie raison, il ne reste qu'un Esprit au monde, le votre et vous voulez que moi, je préserve une si fragile lignée ?
-- Si personne ne la préserve nous perdrons notre avantage sur les autres peuples. Nous risquerons peut-être l'esclavage.
-- Vous ne répondez pas entièrement à ma question.
--Je sais."
On aurait dit qu'il cherchait ses mots. Cependant il reprit rapidement :
-- "Il y a la prophétie..."
Il hésita à poursuivre.

# Posté le dimanche 15 juin 2008 15:12

Modifié le mardi 05 août 2008 07:17

Chapitre 2=)

♥ Chapitre 2=)
Sous le regard interrogateur de la jeune fille, le Grand Guide lança finalement :
-- "Ce n'est pas à moi de vous l'apprendre".
Sa voix était ferme, et Jeanne sentit qu'il était inutile d'insiter. Elle se détourna et but une gorgée. Quand ses amis apprendraient tout ce qu'il se passait ce soir ! Cette idée la remplie d'exitation. Le Grand Guide, amusé du sourire qui s'était dessiné sur le visage de la jeune fille dit :
-- " Navré, mais cet entretient doit rester privé. Il en va peut-être de la survie de notre royaume.
-- Parce que vous pensez sérieusement qu'une poignée d'amis pourraient faire écrouler le régime ?
-- Mieux vaut se montrer trop prudent.
-- C'est ridicule." souffla-t-elle.
Pourtant, sans savoir vraiment pourquoi... elle lui obéirait.
--" Le temps passe, et il nous est compté, ma proposition est simple, veux-tu avoir un esprit ? C'est un lourd sacrifice, il est difficile de lui obéir, de le complèter. Il possèdera tous les défaults et toutes les qualités que tu n'as pas. Il sera ton exact opposé. Mais tu dois déjà le savoir, les esprits font fantasmer beaucoup de jeunes gens. Pense à la chance que tu as. Mais ne te laisse jamais gagner par l'orgueil et l'égoïsme. J'ai confiance en toi.
-- Comment pourriez vous me faire confiance ? Vous me connaissez à peine...
-- Détrompe toi, jeune fille, je te suis depuis ton plus jeune âge, et je peux lire en toi. La tounda donne beaucoup d'avantages. Tu pourras accéder à la Magie. Ne l'oublie pas, ce n'est pas négligeable pour une jeune fille pleine d'ambition comme toi.
-- Pourrais-je... y réfléchir ?
-- Bien sûr, demain, dans la soirée, je te contacterai. N'aie crainte. Je t'autorise à en parler avec ton père. Ainsi, tu te sentiras moins seule. J'ai pris la liberté de te racompagner jusqu'à ta maison, j'ai cru comprendre que tu n'appréciais pas outre mesure cette soirée. Nous voilà arrivés."

La voiture freina. La portière s'ouvrit. Jeanne sourit au Grand Guide qui lui dit "A bientôt" avec un sourire bienveillant. Puis, elle s'éloigna d'un pas pressé. Le véhicule de tarda pas à partir. Elle avait l'impression d'avoir rêvé. Le fait que le Grand Guide se mette à la tutoyer l'avait rassurée. Elle entra dans la maison et courru à sa chambre où elle s'affala sur son lit et ferma les yeux. Elle avait toujours voulu avoir un esprit comme tous les autres enfants. Mais un rêve était un rêve.

Son père ne tarda pas à rentrer. La voyant dans un état presque second, il la pris sur ses genoux, et, tendrement, comme il ne l'avait pas fait depuis des années, il lui caressa les cheveux. Quelques minutes plus tard, elle fixa son regard dans le sien. Ses yeux était embués et on aurait cru qu'elle venait de prendre plusieurs années. Impassible, elle lui déclara :
-- "Je veux cet esprit. Je veux former la prochiane Tounda. "
Il y eut un silence, durant lequel leurs regards ne se perdirent pas. Puis, calmement il lui répondit, même s'il n'y avait rien à répondre et que la décision de la jeune fille était clairement prise :
-- "N'oublie pas que tu ne seras jamais seule. Tu pourras toujours compter sur moi petit ange. Toujours, et ce simplement parce que je t'aime. Pardonne-moi toutes mes absences, tu mérites plus d'amour, et je le sais. Pardonne-moi."
Il déposa un baiser sur son front, elle ferma les yeux.
--" Je t'aime Papa."
Puis tout doucement, elle se mit à sangloter dans ses bras. Il la berça comme un bébé mais rapidement, elle s'endormit. La simple présence du Grand Guide l'avait épuisée, elle n'aurait su dire pourquoi. Son père pensa alors que ce n'était qu'un début, et que les années à venir ne s'annonçaient pas de tout repos.

# Posté le dimanche 03 août 2008 06:48

Modifié le samedi 30 août 2008 13:42